
Qui dessine vos livres ? Rencontre avec nos illustrateurs
Derrière chaque livre Conte de Faits, il y a un illustrateur humain. Voici qui ils sont, comment ils travaillent, et ce qui les motive.
On nous pose souvent la question : « Ce sont de vraies illustrations ? Des humains ont vraiment dessiné mon enfant ? »
Oui. Toujours. Et on aime raconter qui ils sont.
Une équipe internationale, un style cohérent
Nos illustrateurs viennent de France, d'Espagne, du Maroc, du Brésil et de Corée du Sud. Ils ont tous un parcours dans l'illustration jeunesse — école d'art, expérience en maison d'édition, ou carrière indépendante — et ils partagent une sensibilité commune : la conviction que l'illustration peut transmettre de l'émotion aussi efficacement que les mots.
Ils travaillent à distance, avec des outils numériques (tablette graphique, logiciels de dessin vectoriel et bitmap), mais le geste reste artisanal. Chaque trait est dessiné à la main.
Comment ils travaillent concrètement
Quand une commande leur est attribuée, ils reçoivent :
- Les photos du ou des personnages à représenter
- La description du caractère et des particularités physiques
- Le récit complet
- Des références visuelles si le client en a fourni
Leur première tâche est de créer les personnages. C'est l'étape qui prend le plus de temps et qui est la plus délicate — il s'agit de trouver le bon équilibre entre ressemblance et style graphique cohérent.
Ce qu'ils aiment dans ce travail
On leur a posé la question. Réponse unanime : la découverte des histoires.
« Chaque commande, c'est une fenêtre sur une vie », nous dit l'une d'entre eux. « Une famille reconstituée, un enfant qui surmonte une peur, des jumeaux nés d'une mère porteuse... Je dessine des histoires vraies. C'est très différent d'illustrer un texte de fiction. »
Un autre : « Le moment qui me touche le plus, c'est quand les parents m'envoient une photo de leur enfant tenant le livre. Voir cette ressemblance — le dessin à côté du vrai visage — c'est indescriptible. »
La contrainte de la ressemblance
Reproduire un visage de façon reconnaissable tout en maintenant un style graphique cohérent est un exercice technique difficile. Nos illustrateurs y passent parfois plus de temps que sur le reste du livre.
La règle qu'ils suivent : si la mère du personnage ne reconnaît pas son enfant du premier coup, le dessin est refait. Sans discussion.
C'est pour ça que le BAT existe — pour que vous puissiez vérifier la ressemblance avant impression.




